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Retrouvailles

Aujourd'hui, je suis allée à Marseille. La ville en elle-même ne m'attire pas plus que cela. La seule raison qui m'y a amenée, c'est E. Pour des raisons familiales, il s'y trouvait depuis quelques jours et m'a proposé de venir y faire un tour avec sa petite soeur, avant qu'ils ne reprennent le train pour rentrer chez eux. J'ai volontiers accepté. Cela faisait longtemps que l'on ne s'était pas vus. Cela aurait été un sacrilège d'être aussi proches et de ne pas en profiter pour se revoir, même si ce n'était que pendant quelques heures. Et puis, c'était peut-être la dernière fois (...)

Version 3.0

"Mais bon sang ! Tu te rends compte que ces derniers mois, on te côtoyait sans nous rendre compte de rien ! A te voir, on dirait un mur, un mur de bunker inébranlable, alors qu'en réalité, c'est le chaos, le big bang originel dans ta tête, et en permanence ! Tu sais qu'il y a des gens qui tiennent à toi et qu'ils sont là si t'en as besoin, hein ? Est-ce que tu tiens un journal intime au moins ?" C'est à ce moment-là de la tirade de V. que je me suis souvenue, en un éclair, de ce site et du journal que j'y ai tenu un très court laps de temps. Mon éternelle curiosité oblige, je (...)

Au bout du rouleau

Cela fait des mois que cela traîne avec C. Depuis que nous avons rendus nos appartements, en fait, et que chacun est retourné au nid familial. C'est d'une logique implacable. Soit dit en passant, cela doit être bizarre la vingtaine passée, de se réfugier auprès de sa mère telle une enfant. En réalité, j'en avais besoin. Je commençais à faire n'importe quoi, à enchaîner soirées et beuveries sans queue ni tête, à sécher méchamment les cours, à dériver un peu. Je déprimais dans cette coloc sans vie. Du jour au lendemain, j'ai eu besoin de me sentir proche d'eux à nouveau. (...)

Je n'aime pas.

Nom d'une crevette avariée, je fais vraiment n'importe quoi en ce moment. Allô ? Il y a quelqu'un là-haut, aux commandes ? Déjà dimanche... Cela passe vraiment, vraiment trop vite. Tant pis pour le fameux incident de mercredi que j'étais supposée relater. Cela n'avait rien de bien palpitant, juste une anecdote de fac. Je n'ai pas le courage de raconter. Depuis vendredi, je suis en vacances pause pédagogique. Tout le monde s'éparpille en tous sens : J. part en Irlande, L. monte à Paris, la 2e L est encore en Thaïlande, le 3e L est récemment revenu d'Amsterdam, etc. Suis-je la (...)

Boulette de doigté

Il est plutôt tard, j'appréhende déjà le réveil de 6h demain. J'ai voulu fermer les yeux il y a quelques minutes mais ma conscience m'en a empêché. Bon sang, cela fait plus d'une semaine que tu devais écrire ! C'est comme ça que tu veux te fixer de nouvelles habitudes ? Alors me voilà, et tant pis si je mets trois heures pour quelques lignes. Soit dit en passant, trois heures n'est pas un euphémisme : j'écris sur mon ancien chromebook dont le clavier aujourd'hui récalcitrant m'inflige des misères, autant dire que je n'ai pas fini. Menu incident de la journée. Alerte merde (...)

Version 2.0

Cela fait des mois. Des mois que je n'ai pas fini un livre. Des mois que je n'ai pas écrit. Des mois que je ne fais plus de sport. Des mois que je ne m'investis plus dans mes cours. Des mois que tout ce qui m'intéressait autrefois ne me laisse plus qu'un goût fade en bouche. Des mois que je me suis mis à fumer, aussi. Des mois que je pleure, parfois sans raison. Je ne veux pas prétendre être en dépression. Certaines personnes ont traversé des épreuves difficiles, ce sont elles qui ont la légitimité d'être malheureuses. Mais moi ? Une connaissance m'a soufflé un jour, un peu (...)